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Faire de la SAPE, un mouvement ancré dans la culture congolaise, un moteur de développement économique, tel est l’objectif de ce blog.Une aubaine pour la jeunesse congolaise, laquelle est pénalisée par un désœuvrement engendré par le chômage endémique.Producteur de pétrole, le Congo a suffisamment de reserve financier pour s’imposer dans ces secteurs d’activité et faire de Brazzaville, la plate forme industrielle de la Mode en Afrique à l'instar de Paris pour l’Europe, Tokyo pour l'Asie.

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Si l’Église du Congo Brazzaville ne sort pas de sa réserve, notre pays est condamné.

 


 

 

Il n’y a de progrès que par le dialogue, la concertation et l’écoute. Il n’y a de progrès que si, il est partagé par le plus grand nombre.

Si prendre position politiquement n’est pas du ressort de l’Église, il est par contre du devoir de celle-ci de ne pas laisser prospérer la misère dans un pays aussi riche tel que le Congo.

Quel est l’intérêt de commanditer un audit si derrière il n’y a pas une réelle volonté de participer à la recherche des solutions.

Détenir un constat aussi criant de certitudes et ne point agir en conséquence n’honore pas notre Église.

La multiplicité des charlatans au Congo n’est elle pas le résultat de cette institution démissionnaire?

Comment peut-on être audible devant tant de souffrances et d’injustices?

Il me revient en mémoire le message de Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, Évêque de Kinkala et Président de la Conférence Épiscopale du Congo, citant le Père Joseph WRESINSKI, fondateur d’ATD-Quart Monde: « là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

Un discours qui contraste avec le silence de l’Église.

D’autant plus que le même Père Joseph WRESINSKI ajoutait, je le cite: « y aurait-il une seule famille en état de misère, il faudrait que l’humanité entière se dresse pour l’en délivrer. »

Face à une passiveté inexpliquée et injustifiable, la question de la complicité ou celle de non assistance à un peuple en danger peut se poser.

Si la réponse appartient à l’histoire, d’ores et déjà l’Église peut faire son autocritique, voire son mea culpa, pour réajuster le tire afin de rendre la parole vivante et porteuse d’espérance.

Il y va de sa crédibilité.

Loin de moi l’intention de l’inciter à la révolte ou à tout autre mouvement de cette nature. D’ailleurs, je ne crois pas à l’amélioration des conditions de vie du congolais par le changement de l’équipe au pouvoir.

Le sens noble de la politique, de mon point de vue, c’est de faire pour les autres.

Or les cinq ans de Monsieur Pascal LISSOUBA à ce sujet me laisse perplexe. Par conséquent je suis en droit de penser, par effet de faits semblables, que la conviction n’est pas au cœur de l’action politique au Congo.

Ce qui explique des alliances ou des rapprochements contres natures, le plus souvent à l’opposé des intérêts collectifs.

La conscientisation du peuple par le travail reste la seule alternative pour donner aux foyers congolais l’opportunité de prendre en mains leur destin.

Je rappelle que la Tunisie qui n’est pas un modèle de démocratie, comme chacun le sait, a une économie qui offre une qualité de vie à faire pâlir les populations occidentales.

Dans un monde de plus en plus globalisé, un pays qui veut avancer doit avoir un regard sur les réussites des autres.

« Le développement est l’autre nom de la paix.. » Pape Paul 6.

Le rapport d’enquête ecclésiale sur la pauvreté au Congo n’est pas un document de décoration.. C’est une fabuleuse planche de travail qui mérite d’être exploiter. Il appartient à l’Église de le partager avec les pouvoir publics.

A savoir que dans tous les palais au monde, il existe des forces ou des lobbies hostiles au changement. Le palais congolais n’échappe pas à cette règle. C’est pourquoi l’Église doit user de tout son poids pour que la cause du plus grand nombre soit toujours à l’ordre du jour au sommet de l’État.

Outre les grands travaux et les mesures d’accompagnement social, l’État doit engager en parallèle une politique favorisant le développement du parc industriel congolais pour permettre à l’économie hors pétrole d’être performante, dynamique et productrice d’emplois.

Le souci majeur au Congo c’est le chômage endémique. Pour contrer ce fléau, il faut encourager la création d’emplois de masse. Une option qui est possible avec l’industrialisation de ce pays.

En 2008, le Congo a fait un excèdent budgétaire d’environ mille milliards de francs cfa, soit un milliard et demi d’euros pour trois millions d’habitants dont 70% vivant avec moins d’un dollar par jour.

Une manne financière qui, en ces temps de crise aigue, peut permettre à ce pays de gagner le respect de la communauté internationale, principalement des argentiers, si elle était investie habilement..

Voila des mois que j’entretiens un dialogue au sommet de hiérarchie ecclésiale au sujet de Brazza Vitrine Africaine de la Mode.

Celle-ci est convaincue autant que moi de la pertinence de ce projet pour un renouveau de l’économie congolaise.

Maintenant, il faut le présenter et le défendre auprès de l’autorité compétente et j’attends un peu plus d’entrain de la part de l’Église.

Car l’avenir est au travail et il est urgent de sortir notre jeunesse de l’oisiveté.


Philippe ASSOMPI

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