Faire de la SAPE, un mouvement ancré dans la culture congolaise, un moteur de développement économique, tel est l’objectif de ce blog.Une aubaine pour la jeunesse congolaise, laquelle est pénalisée par un désœuvrement engendré par le chômage endémique.Producteur de pétrole, le Congo a suffisamment de reserve financier pour s’imposer dans ces secteurs d’activité et faire de Brazzaville, la plate forme industrielle de la Mode en Afrique à l'instar de Paris pour l’Europe, Tokyo pour l'Asie.
RAPPORT D’ENQUETE ECCLESIALE SUR LA PAUVRETE au CONGO Brazzaville
Mot de Monseigneur Louis PORTELLA- MBUYU
Évêque de Kinkala
Président de la conférence Épiscopale du Congo
[Brazzaville - Congo] - 29-09-2008 (Louis PORTELLA-MBUYU)
Ces résultats d’enquête sur la pauvreté sont bienvenus. Ils sont un signe des efforts de lucidité évangélique que l’Eglise entend déployer pour être toujours plus fidèle à sa mission évangélisatrice qui implique d’"annoncer et actualiser l’Evangile au cœur du réseau complexe des relations sociales" (compendium 62)
C’est l’occasion de remercier et féliciter, d’une part, ceux et celles qui ont conçu, organisé et exécuté l’enquête et, d’autre part, ceux et celles qui en ont exploité les données pour nous produire ce document important, je pense particulièrement à la Caritas-Congo, à la Commission Episcopale Justice et Paix, à nos partenaires habituels comme le secours Catholique (Caritas-France), le C.R.S (Caritas Relief Service-Caritas Etats-Unis), MISEREOR, au comité de pilotage, aux personnes ressources sollicitées et qui se sontrendues disponibles. Ce document lève un coin de voile sur la situation socio-économique déplorable que vit une couche importante de notre population, en effet, selon certaines sources autorisées (Nation Unies), plus de 70% de la population Congolaise vit en dessous du seuil de pauvreté.
Il est donc urgent de nous laisser toucher et même secouer par ce drame. "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droit de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré", déclarait le P.J. WRESINSKI, fondateur d’ATD-quart monde.
La grande pauvreté n’est pas une fatalité à laquelle l’homme devrait se résigner. Et même si toute société a tendance à se structurer dans l’injustice, il revient à l’homme de se mobiliser pour la transformer, pour que soit assuré le développement de tous les hommes et de tout l’homme, selon un principe de la Doctrine Sociale de l’Eglise appelé "principe de la destination universelle des biens", et qui peut s’énoncer ainsi : "Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon les règle de la justice inséparable de la charité" (Gaudium et spes, 69)
Pour nous, Eglise, et pour les hommes de bonne volonté épris de justice et de paix, ce rapport d’enquête est une interpellation. Nous avons à renouveler notre "option préférentielle pour les pauvres" et faire du combat contre la pauvreté un axe prioritaire de notre engagement pastoral, en nous rappelant que "notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères" (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1033, cf. Mt 25 ,31-46) Puisse sa lecture libérer nos élans de solidarité et de générosité et susciter des initiatives créatrices, afin que la résistance positive contre la pauvreté mobilise de plus en plus toutes les couches de la société, avec, comme perspective, la consigne donnée par Dieu à son peuple libéré de la servitude d’Egypte ; "Qu’il n’y ait donc pas de pauvre chez toi" (Deutéronome 15,4)
Monseigneur Louis PORTELLA-MBUYU
Evêque de Kinkala
Président de la conférence Episcopale du Congo
Résumé du RAPPORT D’ENQUETE ECCLESIALE
SUR LA PAUVRETE AU CONGO BRAZZAVILLE
Sensibilisée depuis longtemps aux questions de lutte contre la pauvreté, et désireuse d’apporter sa contribution au processus stratégique national de réduction de la pauvreté (PSRP), l’Eglise qui est au Congo Brazzaville a décidé d’approfondir sa connaissance de la grande pauvreté en initiant une enquête sociale. Elle a ainsi entrepris d’aller à la rencontre de 80.728 Congolais (représentant 12.908 ménages) dont elle a étudié plus précisément la situation de 30.082 des plus pauvres d’entre eux (constituant 4.980 ménages).
Le traitement et l’analyse des données ainsi récoltés permettent de dresser une meilleure photographie de toutes ces Congolaises et de tous ces Congolais survivant dans l’extrême pauvreté.
Ce qui, en premier lieu, caractérise les plus pauvres sont :
Leurs conditions de vie : des logements exigus et de qualité médiocre.
En effet, l’enquête fait apparaître que :
- 30 % des chefs de ménage locataires vivent en ville où la vie parait plus chers contre 19,10% en zone rurale
- 18,70% sont logés chez les parents
- L’enquête révèle aussi que les ménages sont composés de 6
personnes en moyenne et 77,80% des logements ne comportent pas plus de 3 pièces.
- Des difficultés à se nourrir convenablement, d’accéder à l’eau
potable, de se procurer l’énergie nécessaire, d’avoir un emploi décent et suffisamment rémunérateur.
L’enquête révèle que :
- 58,50% des pauvres passent une journée ou plus sans repas
- 91,00% conservent l’eau dans les bidons de 25 litres compte tenu de l’éloignement des points d’eau et sont obligés en zone rurale par exemple de parcourir plus de 8 kilomètres parfois pour s’en procurer
- 82,90% des pauvres déclarent s’éclairer avec le pétrole
- Les moins de 25 ans (soucieux généralement de leur avenir) n’ont
guère d’autre possibilité que le petit commerce.
- Des ressources beaucoup trop faibles ne leur permettent pas de
satisfaire à leurs besoins essentiels, surtout lorsque surviennent des accidents de la vie (maladie notamment). Comment survivre quand on a moins de 150 francs CFA par jour et par personne. Assurer les frais liés à l’éducation des enfants est de plus en plus une gageure ;
- L’avenir des jeunes est ainsi gravement obéré, et en outre quand les emplois font défaut. Certes les gestes de solidarité sont nombreux, mais il est significatif de noter que les plus pauvres, tout en bénéficiant, en perçoivent la contrepartie qui est un sentiment de dépendance, générant chez eux un sentiment de solitude et d’exclusion. 45,40% des pauvres en expriment à l’égard de leurs parents et amis venus à leur secours.
Une troisième partie s’essaie à analyser les causes de la pauvreté pour en comprendre les mécanismes et de ce fait relever le cumul des handicaps qui conduit à la grande pauvreté. L’absence d’emploi apparaît ainsi comme le facteur crucial de la désocialisation.
Les conditions de vie qui sont actuellement celles des plus pauvres ont un fort retentissement sur leur santé, en raison du manque d’hygiène (faute d’avoir accès en suffisance à l’eau potable, au savon etc.). L’inquiétude est grande pour les jeunes générations, l’avenir ne dégageant guère de réelle perspective.
Les résultats de cette enquête sociale portent à la réflexion, mais plus encore à l’engagement concret des différents services et acteurs de l’Eglise catholique qui est au Congo. Puissent-ils permettre à l’Eglise de renouveler sa pastorale sociale en s’engageant plus profondément et plus activement dans la lutte contre la pauvreté.
http://francais.doingbusiness.org/economyrankings/?direction=Desc&sort=1
Classement des économies 2008
Banque Mondiale
Les pays en queue de peloton économiquement sont les plus exposés aux ravages de la famine selon l’ONU.
Mesdames et Messieurs,
Cher(es) Compatriotes.
Ne nous laissons pas abuser par les politiques et les discours des intellectuels véreux qui ne cherchent le pouvoir que pour se servir.
Face à la famine, l’urgence est à l’emploi.
Dieu est généreux avec le Congo en lui donnant le pétrole. Lui rendre hommage, c’est demander aux autorités congolaises de créer les mécanismes permettant un meilleur partage de cette manne. Tel est l’objectif de Brazza Vitrine Africaine de la Mode, voir la lettre ouverte sur le premier site des chrétiens, journalchretien.net
BVAM n’est ni un parti politique, ni un projet politique. C’est un projet économique dans le domaine de prédilection du congolais, la SAPE, du brut pour l’emploi.
La SAPE c’est la mode. Or en terme de partage de travail, l’industrie de la mode a fait ses preuves en Chine et en Inde, deux grands pays surpeuplés.
La Mode, je veux dire la SAPE est au Congo une bénédiction de Dieu tout comme le pétrole.
Il appartient au Chef de l’État de marquer sa volonté autour de cette évidence afin que chaque congolais, grâce à l’emploi, soit impliqué dans la lutte contre la famine.
A savoir qu'un franc congolais dans BVAM échappe à la corruption.
LE JOURNAL CHRETIEN
http://journalchretien.net/article17136.html