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  • : Le blog BVAM - Congo Brazzaville
  •   Le blog BVAM - Congo Brazzaville
  • : Faire de la SAPE, un mouvement ancré dans la culture congolaise, un moteur de développement économique, tel est l’objectif de ce blog.Une aubaine pour la jeunesse congolaise, laquelle est pénalisée par un désœuvrement engendré par le chômage endémique.Producteur de pétrole, le Congo a suffisamment de reserve financier pour s’imposer dans ces secteurs d’activité et faire de Brazzaville, la plate forme industrielle de la Mode en Afrique à l'instar de Paris pour l’Europe, Tokyo pour l'Asie.
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Texte Libre

BIENS MAL ACQUIS

CANAL PLUS  

Mode-1-copie-1.jpg

 

Avec l’Assemblée Nationale, le Sénat, les Régions, les départements et les Grandes Villes françaises à gauche, François HOLLANDE a les mains libres pour agir.

Cela impose une obligation de résultat.

Entre le Président Macky SALL, nouvellement élu au Sénégal, et le congolais Denis SASSOU GUESSO, au pouvoir depuis près de 30 ans, le Président français a de la matière pour façonner sa politique africaine de la France.

Le mot d'ordre c'est l'emploi.

À savoir que les injustices créées par la politique africaine de la France constituent le terreau du jihadisme.

Connivences.jpg
LA SAPE 

Texte Libre

UN MOT SUR LA SAPE.


La SAPE, Société des Ambianceurs et des Personnes Élégante, est une mode vestimentaire qui se situe dans la filiation du dandysme.


Ce phénomène est au Congo ce que le foot est au Brésil, un sport national. Il est véritablement ancré dans la culture congolaise.


Dans les années 80 grâce aux films Black Mic Mac 1 et 2, la SAPE va connaître un essor formidable en France. Aujourd'hui le mot SAPE a franchi les barrières socio-professionnels et s'est invité dans le Petit Robert.


«Losing You» le dernier clip de Solange Knowles, la petite sœur de Beyoncé, met en évidence une parade des sapeurs. Preuve que ce mouvement est entrain de s'installer outre atlantique.


Il est temps de l'exploiter économiquement. Telle est la vocation de BVAM.

La-SAPE-1.png

Mode-2.jpg

La production chinoise en Afrique est écoulée en France et en Europe. C'est une concurrence qui asphyxie les petites et moyennes industries françaises, TPE et PME, particulièrement dans le secteur de la mode.

Pour contrer la fulgurante avancée chinoise en Afrique BVAM, Brazza Vitrine Africaine de la Mode, projette la création d'une zone industrielle, à l'identique du reportage de France 2 ci-dessus, spécifiquement dédiée aux métiers de la mode en périphérie de Brazzaville, capitale de la SAPE. Une zone qui sera occupée par les entreprises ou entrepreneurs de l'hexagone, le savoir-faire français dans le domaine de la mode étant incontestablement l'un des meilleurs au monde.

Ce projet, lequel est une joint-venture, est connu de l'Élysée et des autorités congolaises.

C'est un projet gagnant gagnant pour les deux partis, un site stratégique de riposte en Afrique pour la France et pour le Congo la création d'emplois en masse.

Troisième producteur de pétrole de l’Afrique subsaharienne, avec une réserve estimée à la moitié de celle du Qatar pour quatre millions d’habitants dont les ¾, l’ONU dit 70%, vivraient avec moins d’un dollar par jour, le Congo a les moyens de financer ce projet pour contrer l’oisiveté qui pénalise sa jeunesse, une jeunesse, comme au Centrafrique voisin, à la merci du fondamentalisme religieux.
La paix, la vraie paix se gagne par la confiance et non les armes.

Le classement des économies

Economie congolaise lanterne rouge

L'écriture est une arme

13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 20:18

SASSOU-copie-1.jpgMonsieur le président du Congrès,

Monsieur le président du Sénat,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions

diplomatiques,

Mes chers compatriotes,

J’ouvre ce message par un hommage appuyé que vous rends à vous,

mesdames et messieurs les députés et sénateurs pour l’excellent travail que

vous faites dans le cadre de vos responsabilités et de votre pouvoir. Vous

exercer vos attributions avec une efficacité et un dévouement remarquable

et méritoire qui, légitimement, vous donne droit à la reconnaissance de la

communauté nationale au nom de laquelle je vous adresse mes plus vives

félicitations.

Il y a un an, le 13 août 2010, ici même, m’acquittant du même devoir, je

déclarais que la conjoncture nous offrait des indications qui laissaient

espérer, pour le Congo, des perspectives heureuses. Aujourd’hui, au regard

des faits, ma conviction s’est renforcée, mon espoir s’est affermi.

Depuis notre dernière rencontre, en effet, l’effort national a été fructueux et

encourageant. Dans l’ensemble, notre pays n’a connu, par bonheur, ni

tension, ni perturbation qui aient pu l’ébranler. L’activité nationale a

enregistré un accroissement soutenu, avec des résultats à tous égards

satisfaisants et favorables. Le Congo, je le dis, avec confiance, sérénité et

assurance, est résolument sur la bonne voie : la voie du progrès et du

développement.

L’état de la nation que j’ai l’honneur de vous présenter maintenant,

mesdames et messieurs, pourrait soulever l’objection de ne pas être

exhaustif. Mais, nous avons délibérément voulu, cette année, porter notre

vue d’ensemble sur le noyau central de la vie du pays, c'est-à-dire :

l’économie, les infrastructures de base, la situation sociale, l’administration

publique et la souveraineté.

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mes chers compatriotes,

L’économie est la base du progrès social. Il n’y a pas de progrès social réel

sans progrès économique effectif. Pour continuer de marcher avec

assurance vers le progrès et la prospérité, il nous faut une économie saine

et consistante. C’est ce à quoi, avec persévérance et opiniâtreté, le

gouvernement s’attèle.

Ainsi, durant les douze derniers mois, notre effort a porté principalement

sur la bonne gestion macroéconomique, la diversification des activités

productives, l’amélioration du climat des affaires, l’accroissement des

recettes budgétaires publiques et la rationalisation des dépenses de l’Etat.

La seule évocation de la fin, couronnée de succès, le 27 juillet dernier, du

programme économique et financier qui nous liait aux institutions de

Bretton-Woods, pour la période 2008-2011, aurait pu suffire à établir le

sérieux avec lequel le gouvernement gère les affaires économiques et

financières du pays. Comment ne pas relever ici qu’avec une croissance

autour de 10% en fin d’année 2010, le Congo a enregistré l’un des meilleurs

taux d’Afrique ?

En se fiant aux statistiques publiées par les institutions internationales

compétentes, l’économie congolaise est allée de mieux en mieux en dépit de

l’éclatement de la crise financière internationale en 2008. Dans les faits,

cette amélioration de la situation économique nationale a permis au

gouvernement de faire avancer, de façon significative, le traitement de la

lancinante question sociale sur laquelle je reviendrai plus longuement.

La bonne configuration macroéconomique nationale a également permis au

gouvernement de prévoir un effort d’investissement public sans précédent,

en faisant voter au Parlement des dépenses en capital de plus de 1.000

milliards de FCFA, pour l’année en cours. Ces dépenses sont pour l’essentiel

destinées à créer les conditions optimales de la diversification de

l’économie nationale. Il en est ainsi des infrastructures de base et de

l’industrialisation lancée ou appuyée par l’Etat.

Notre détermination à améliorer le climat des affaires nous a déjà conduit à

la création, en mars dernier, du Haut Comité National du Dialogue Public-

Privé et à l’approbation du plan d’action pour l’amélioration de

l’environnement des affaires. Sur la même lancée, se structurent des

dispositifs d’appui au développement du secteur privé avec, entre autres, la

création en cours du Fonds d’impulsion économique et de garantie des

petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, ainsi que la caisse des

dépôts et des consignations. Ce dernier dispositif est un instrument appelé

à financer les entreprises, les collectivités locales et les grandes opérations

d’aménagement du territoire.

Il apparaît nettement que sans ressources publiques importantes, sans une

gestion rationnelle de ces ressources, on ne saurait envisager un avenir

économique radieux. D’où, tous les efforts du gouvernement aux fins

d’accroître les recettes non pétrolières et d’optimiser les dépenses

publiques.

En 2011, la tendance des six premiers mois montrent qu’il est possible de

porter réellement les recettes non pétrolières à plus de 500 milliards de

francs CFA, contre un peu moins de 400 milliards en 2010. Les mesures en

cours concernant l’élargissement de l’assiette fiscale, le meilleur

recouvrement des impôts et la suppression des exonérations illégales, y

contribuent fortement. L’augmentation des recettes publiques

s’accompagne fort justement de la maîtrise du train de vie de l’Etat et de la

gestion rigoureuse de l’ensemble des dépenses publiques. Il ne saurait en

être autrement.

Mes chers compatriotes,

La plus grande faiblesse de notre économie, chacun de nous le sait, c’est

qu’elle est portée essentiellement par les hydrocarbures qui représentent

plus de 90% des exportations du pays et 85% des recettes publiques. Voilà

pourquoi, nous accordons à la gestion de ce secteur la plus grande

attention, la plus grande prudence et, bien sûr, la plus grande rigueur.

Notre production pétrolière pourrait décliner à partir de 2012. C’est dans ce

contexte que le gouvernement a entrepris d’engager une série d’actions

structurantes dans ce secteur vital du pays. L’évolution du cadre juridique

et fiscal de l’amont pétrolier, la réorganisation de la société nationale des

pétroles du Congo (SNPC) en cours, procèdent de cette volonté et de cette

démarche. La prudence de ne pas continuer à mettre tous les oeufs dans le

seul panier du pétrole nous impose la nécessité vitale de diversifier

rapidement notre économie en développant les secteurs fondamentaux de

celle-ci.

Les forêts.

Le secteur forestier, fortement affecté par la dernière crise économique et

financière connaît à présent un regain d’essor et une légère amélioration de

sa contribution au produit intérieur brut. La forêt congolaise a produit plus

d’un million de mètres cubes en 2010 contre environ 975 mille en 2009. Les

exportations des grumes, pour la même période, sont passées de 546 à 800

mètres cubes. Cette tendance est appelée à se renforcer dans les années à

venir.

L’agriculture et la pêche.

La politique agropastorale du gouvernement, mise en perspective par le

Chemin d’Avenir, commence à produire, nous en avons la profonde

conviction, les effets que, tous, nous espérons. Nous constatons avec

satisfaction, au vu des réalités de terrain, l’émergence de tendances lourdes

qui confortent la mise en oeuvre du programme national pour la sécurité

alimentaire 2008-2012.

Dans ce cadre, on note plusieurs projets réalisés ou en cours d’exécution. Il

s’agit notamment :

- De la création des premiers nouveaux villages agricoles de Nkouo,

d’Imvouba et d’Odziba, dans le département du Pool ;

- de la réhabilitation du centre d’appui technique de Mpassa à Mindouli ;

- du lancement de l’opération mécanisation agricole dans les départements

de la Cuvette, des Plateaux, du Pool et de la Bouenza ;

- de la commande d’un nouveau lot de machines et équipements agricoles

destinés aux départements du Kouilou, du Niari et de la Cuvette-Ouest, ainsi

que d’autres matériels qui seront affectés à la réhabilitation des champs de

cacao dans la Cuvette, la Sangha et la Likouala ;

- du développement attendu de la culture du palmier à huile sur 180 mille

hectares et la construction des complexes agro-industriels dans les

départements de la Cuvette et de la Sangha ;

- de la production de maïs, des cultures maraîchères, de haricots, de

pommes de terre, de soja sur une superficie de 80 mille hectares, ainsi que

l’élevage bovin dans le Niari et la Bouenza ;

Et, enfin,

- de la valorisation de 1.000 hectares pour la culture de maïs.

La pêche est l’autre maillon important du programme national de sécurité

alimentaire. Plusieurs activités ont été réalisées dans ce domaine dont les

principales sont :

La mise en place du système ARGOS de surveillance satellitaire des navires

de pêche et le renforcement des capacités logistiques par la distribution du

matériel de pêche et d’aquaculture à des groupements de pêcheurs et

d’aquaculteurs, en vue d’améliorer leur rendement.

Considérée globalement, la part de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche

au produit intérieur brut s’améliore d’année en année : 6% en 2006, 6,4%

en 2010 ; elle sera d’environ 9%en 2011.

Les mines.

Parce qu’elles sont des porteuses significatives de croissance, les mines ont

toujours retenu l’attention et l’intérêt du gouvernement. Dans ce secteur,

l’accent a été mis de façon particulière sur :

- Le développement des projets structurants qui concerne les

gisements de fer de Zanaga, dans la Lékoumou ; de Mayoko, dans le

Niari ; des Monts Nabémba et Avima, dans la Sangha ; ainsi que les

projets de production de phosphates uranifères dans le bassin du

Kouilou ;

- Et, la mise en oeuvre du programme de l’artisanat minier et la

réalisation d’une opération d’inventaire des sites de production de

géo-matériaux avec l’appui du PNUD.

Il convient d’indiquer que, pour une gestion rationnelle de nos

ressources minières, le gouvernement a entrepris de réaliser la

cartographie géologique du Congo. Celle-ci servira, non seulement à

produire des cartes géologiques, mais aussi à collecter des échantillons

en prospection stratégique et tactique, à reconstituer un fonds

documentaire et à fournir un appui institutionnel à l’éducation et à la

formation des étudiants sur les thématiques des géosciences.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

L’industrialisation est l’activité transversale majeure susceptible de faire

prospérer tous les secteurs de l’économie. C’est, justement pourquoi,

elle est le premier pilier du Chemin d’Avenir. Porteuse des grands

espoirs d’une croissance régulière capable de soutenir durablement le

développement du pays, l’industrialisation du Congo, est en gestation

prometteuse.

Outre le renforcement des filières existantes, comme celles du ciment et

de la transformation locale du bois, d’importants projets sont envisagés

avec l’appui de nos partenaires. Il s’agit entres autres :

- De la valorisation industrielle des produits de pêche de la zone basse-

Alima ;

- Du développement de l’activité industrielle dans le domaine du

palmier à huile et de l’hévéa, dans la Sangha, la Cuvette, la Cuvette-

Ouest, la Lékoumou et le Kouilou ;

- De la mise en place d’un complexe ago-industriel d’une superficie de

douze mille hectares pour la production de manioc, et d’une usine de

transformation d’une capacité journalière de 33 tonnes de farine

fermentée et de farine de panification ;

- De l’installation en cours à Maloukou Tréchot sur les rivages du fleuve

Congo, d’un complexe industriel qui sera spécialisé dans la fabrication

de matériaux de construction (Tôles galvanisées, tubes oranges,

tuyaux PVC, et autres matériaux de construction).

Des zones économiques spéciales, dont la vocation est de contribuer à

l’émergence d’un secteur industriel dynamique et diversifié, vont regrouper

des industries spécialisées dans les exportations. Quatre zones

économiques spéciales sont prévues sur les bords de la Sangha, de l’Alima,

du fleuve Congo et de l’Océan Atlantique. Pour leur éclosion, le

gouvernement a établi un partenariat triangulaire avec l’Ile Maurice et

Singapour.

Suivant le même élan, le gouvernement s’emploie à donner à l’industrie

touristique les moyens de ses ambitions. Des appels d’offre sont lancés

depuis quelques semaines pour des études d’aménagements des sites

touristiques les plus typiques de notre pays : les parcs et réserves d’Odzala

Kokoua, de Nouabalé Ndoki, de Conkouati ; les sites de la Loufoulakari, de

Mah, du Lac Nanga et des Cataractes.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Le redressement remarquable de notre économie et l’assainissement

rigoureux des finances publiques ont permis au gouvernement d’avoir des

coudées plus franche pour engager une importante réflexion prospective

sur la stratégie de développement du Congo. Cette grande ambition de

planification comprend 3 composantes :

- Une vision stratégique à long terme qui définit le modèle de société auquel

le Congo aspire pour 2025, et les stratégies pour y parvenir ;

- Un cadre stratégique qui définit les stratégies à moyen terme pour la

croissance, l’emploi et la réduction de la pauvreté (DSRP 2012-2016)

- Un cadre opérationnel de programmation quinquennale qui est décliné

par secteurs.

Cette réflexion prospective dite «Congo vision 2025» doit se conclure avant

cette année. Son but est de conduire le Congo à l’émergence à l’horizon

2025. Il convient de signaler que tous les ministères et les principales

institutions du pays sont désormais dotés de Plan d’Actions Prioritaires

(PAP) et de Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT).

Mes chers Compatriotes

Notre vision constante, vision stratégique s’il en est, est d’accorder la plus

grande priorité aux infrastructures et équipements qui constituent les

bases du développement durable de notre pays. Nous avons fait notre

devoir en nous attachant à moderniser nos départements, à tour de rôle.

Cette vision, cette politique produit déjà ses plus grands effets au regard

des réalisations ci-après :

Dans le domaine de la production et de la distribution de l’énergie

électrique :

- Le barrage hydro-électrique d’Imboulou d’une puissance installée de 120

mégawatts ;

- Les postes de transformation ainsi que 800 kilomètres de lignes de

transport d’énergie associées à ce barrage ;

- La Centrale à gaz de la Côte Matev, à Pointe-Noire, produisant 300

mégawatts ;

- La réhabilitation des postes de transformation et des lignes de transport

d’énergie entre Pointe-Noire et Brazzaville.

L’ensemble de ces réalisations permet d’augmenter la production de

l’électricité en la multipliant par six et de concrétiser ainsi le projet du

boulevard énergétique.

Dans le domaine des télécommunications et des technologies de

l’information et de la communication :

La poursuite de la mise en oeuvre de deux projets structurants portant

couverture nationale en télécommunications pour l’un, et accès à

l’autoroute de la communication par fibre optique pour l’autre.

Dans le domaine des infrastructures de communication physique :

- L’achèvement en 2012 des travaux du premier tronçon de la route

nationale N°1 Pointe-Noire-Dolisie, long d’environ 170 kilomètres et le

lancement du deuxième tronçon Dolisie-Brazzaville, long de 344

kilomètres ;

- La construction de la route Sibiti-Mapati-Ibé sur 56 kilomètres ;

- La réhabilitation et l’élargissement de la route nationale N°2, de

Brazzaville à Ollombo ;

- L’aménagement et le bitumage des routes : Owando-Makoua-Mambili-

Ouesso, sur 326 kilomètres ; Makoua-Etoumbi, sur 100 kilomètres, Boundji-

Ewo, sur 80 kilomètres, Oyo-Tchikapika sur 27 kilomètres et la

modernisation des voiries urbaines des villes de Nkayi et de Ouesso ;

- La réalisation imminente de deux projets d’intérêt sous-régional : la route

Ketta-Sembé-Souanké-Ntam, à la frontière du Cameroun et les études du

pont-route-rail entre Brazzaville et Kinshasa, en partenariat avec la

République Démocratique du Congo, la CEEAC et la BAD ;

-La réhabilitation du Chemin de fer Congo Océan, avec l’acquisition de

nouvelles locomotives et de trains voyageurs modernes ;

- L’exécution des travaux de modernisation des installations portuaires de

Pointe-Noire et de Brazzaville, en même temps que les ports secondaires.

Concernant les infrastructures aéroportuaires, les projets suivants sont

exécutés ou en voie de l’être :

- La modernisation de l’aérogare de Brazzaville par la mise en service de

son premier module et la poursuite des travaux de construction du second ;

- La poursuite des travaux de construction de la deuxième piste de

l’aéroport international de Maya-Maya ;

- Le lancement prochain de la construction de l’aérogare de Pointe-Noire.

Pour clore ce volet, je voudrais partager avec vous le bonheur de constater

que le département de la Cuvette-Ouest est aujourd’hui à l’heure des grands

changements synonymes de meilleures conditions de vie.

Le processus de municipalisation accélérée qui se déroule dans ce

département est en train de transformer, on pourrait même dire, de

transfigurer cette partie de territoire national. La capitale départementale,

Ewo, s’ouvre à l’urbanisation avec son aéroport, ses voiries aménagées, son

système d’adduction d’eau potable, son futur marché moderne, son futur

hôpital général, son futur stade municipal, et j’en passe. Les villes de Kellé,

Etoumbi, Mbomo, Mbama, Okoyo et Lékity prennent, elles aussi, le train du

siècle, de notre siècle, grâce au Chemin d’Avenir.

Messieurs les Présidents

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Mes chers compatriotes,

La situation sociale sera toujours une grave préoccupation pour le

gouvernement tant que nous ne seront pas comblées toutes les attentes. J’ai

conscience que tout n’a pas encore été fait au profit du social. Tant et plus

de choses sont encore à faire pour assurer une vie meilleure à tous. Le

gouvernement les mettra en oeuvre progressivement en veillant à ne pas

menacer les bases économiques sans lesquelles le développement social

durable n’est pas envisageable. Sans économie forte, bien structurée et

durable inscrite dans le cycle de la croissance régulière, le social amélioré

ne peut qu’être éphémère ou illusoire.

Au-delà des bons résultats économiques et financiers enregistrés jusqu’ici,

il demeure la nécessité de poursuivre des réformes qui sont de nature à

garantir le développement durable dans notre pays et, conséquence, le

mieux-être de tous les congolais. Le gouvernement s’y attelle. Une telle

politique permettrait de renforcer les avancées déjà réalisées par le

gouvernement, et que je m’en voudrais de ne pas mentionner. Il s’agit

principalement :

1 – De l’exécution des engagements sociaux pris par le gouvernement :

- le règlement, en décembre 2010, du dernier des 23 mois d’arriérés des

agents de l’Etat, tels que comptabilisés en 1999 ;

- le déblocage, au début de cette année, des premiers effets financiers

résultant de l'abrogation du décret qui suspendait les avantages pécuniaires

dus aux fonctionnaires à la suite de la valorisation de leurs situations

administratives ;

- la revalorisation, au début de cette année, du salaire minimum garanti par

l'Etat à ses agents, pour plus de 25%, en le faisant passer de 50.400 francs

CFA à 64.000 francs CFA. Et ce, hors prime spéciale de transport fixée à

10.000 fracs CFA par mois pour chaque fonctionnaire ;

- la prise en charge de plus de 10.000 dossiers de retraite qui étaient en

instance, depuis 2007, à la Caisse de Retraite des Fonctionnaires et à la

Caisse Nationale de Sécurité Sociale ;

- l'adoption par le Parlement de la loi-cadre sur la sécurité sociale dont la

vocation est d'étendre la couverture sociale à la majorité de la population.

2.- de l'impératif vital d'accès des populations à l'eau potable, pour lequel

les investissements réalisés permettront d'augmenter, de manière

substantielle, la capacité de fourniture d'eau potable dans les principales

villes. C'est notamment le cas de Brazzaville qui bénéficie d'une unité de

potablocs d'une capacité totale de 2.340 mètres cubes par heure, en plus de

la deuxième usine de production d'eau potable de Djiri, en construction,

pour une capacité de 5.000 mètres cubes par heure et de l'ancienne usine

en pleine réhabilitation.

3.- de la consolidation de l'offre en matière d'éducation, par l'amélioration

de l'encadrement pédagogique et la modernisation des infrastructures

scolaires.

A cet effet, le gouvernement s'attelle à la construction des lycées

d'Excellence dont celui de Mbounda qui va ouvrir ses portes au mois

d'octobre prochain.

4.- de la dynamisation de l'offre en matière de santé qui se traduit par la

poursuite de l'effort de construction des infrastructures sanitaires viables,

tant par la qualité du plateau technique que par le professionnalisme des

praticiens de santé.

Entrent dans ce cadre : la réhabilitation en cours de l'hôpital mère et enfant

Blanche Gomes ; le lancement dans les prochains jours des travaux de

réhabilitation du Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville d'une

part, et la construction d'un deuxième CHU à Brazzaville, d'autre part.

S'il est encore trop tôt de disposer des données sur l'impact de la gratuité

de la césarienne et des autres interventions majeures liées à

l'accouchement, les mesures de gratuité concernant la lute contre le

VIH/SIDA et le paludisme nous fournissent les éléments d'appréciation ciaprès:

- le nombre de patients placés sous antirétroviraux s'est élevé à 15.000

contre 1.200 en 2003;

- les nouvelles infections à VIH ont reculé de plus de 50% ; tandis que la

mortalité par la même infection a baissé de plus de 60%;

- la prévalence de l'infection à VIH est tombée de 4,2% en 2003 à 3,2% en

2009 alors que la transmission du VIH de la mère à l'enfant se situe

actuellement en-dessous de 2%.

5- de la poursuite des programmes immobiliers en vue d'accroitre l'offre en

matière de logements sociaux dont certains sont déjà disponibles à

Brazzaville, Oyo et Kindamba. Tandis que d'autres sont encore en chantier

ou à l'étude, le cas de 1000 logements prévus sur le site destiné au nouveau

quartier à Kintélé, dans la périphérie nord de Brazzaville.

6- Enfin, de la création des opportunités d'emplois qui vise la réduction du

chômage, notamment celui des jeunes en quête du premier emploi.

A ce propos, l'Etat a ouvert, au titre de l'année 2011, 5000 postes

budgétaires supplémentaires à la fonction publique, réservés

prioritairement aux corps de l'enseignement primaire, secondaire,

technique et professionnel, ainsi qu'aux corps de la santé.

De même, le gouvernement s'appuie sur le processus d'industrialisation et

de diversification de l'économie pour faire reculer le chômage. Les raisons

d'espérer existent :

- plus de 30.000 emplois dans les domaines les plus divers vont être

générés par 77 projets d'investissement privé dont 27.000 emplois qui vont

être créés par le projet de développement de la culture du palmier à huile

dans la Cuvette et la Sangha ;

- 2000 emplois sédentaires vont être offerts par le programme de

l'artisanat minier, et 4000 autres par la mise en exploitation de la mine de

Zanaga ;

- plus de 10.000 postes d'emplois seront rendus disponibles dans la filière

de transformation locale du bois.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Garantes de la permanence de la Nation, les institutions de la République

exécutent leurs missions dans la stabilité et l'équilibre des pouvoirs. Par

leur fonctionnement régulier, elles continuent de renforcer les piliers de la

République et de l'Etat de droit.

Le Parlement demeure ce haut lieu d'expression démocratique, de la culture

du débat ouvert, dans le respect mutuel, la tolérance et l'acceptation des

différences, source de notre dynamisme et de notre richesse.

L'assainissement et la modernisation de l'espace politique national fait du

chemin ainsi qu'en témoignent, entre autres, l'application de la loi sur les

partis politiques et l'organisation, en cours, du statut de l'opposition

républicaine.

En vue d'atteindre l'objectif d'une administration du développement par

l'approche de la «Gestion axée sur les résultats», de nouvelles dispositions

sont mises en place. Il s'agit notamment de :

- l'informatisation de la fonction publique;

- et de la mise au point d'une série de reformes administratives dont la

modification de la loi du 14 novembre 1989 portant refonte du statut

général de la fonction publique.

La décentralisation, l’un des maillons essentiels de la reforme de l’Etat et de

la modernisation de l’Administration publique bénéficie désormais d’un

plan stratégique pour sa mise en oeuvre. Celui ci prévoit entre autres :

- le renforcement de l’autonomie financière et de l’action économique

des collectivités locales ;

- la consolidation des mécanismes d’appui et de contrôle de la

décentralisation ;

- le raffermissement de l’organisation administrative et territoriale.

Dans le même élan, le gouvernement vient de rendre effectif le

fonctionnement des communautés urbaines et de créer de nouveaux

arrondissements dans les départements de Brazzaville et de Pointe-Noire

afin de rapprocher l’Administration de ses administrés.

L’exécution des Contrats de Plan Etat-département, outils de financement

des projets de proximités au profit des populations, pour une incidence

budgétaire annuelle de 1.500.000.000 de Francs CFA par le Conseil

départemental, permet d’assurer une meilleure visibilité au processus de

décentralisation.

La reforme foncière, processus déstiné à restructurer l’organisation et la

gestion de l’espace territorial, est en marche. En la matière, le

Gouvernement met tout en oeuvre pour faire reculer les pratiques et

mentalités anachroniques devant la force de la loi.

Désormais, les investissements privés peuvent bénéficier de cession de

terrain selon les lois et règlement de la république.

Désormais, l’Etat possède des réserves foncières pour des besoins d’intérêt

public. En outre, pour garantir la mise en oeuvre de la reforme foncière,

l’Etat s’est doté d’une Agence Foncière pour l’Aménagement des Terrains,

d’un Bureau d’Etudes et de Contrôle des Travaux Cadastraux, et d’un Fonds

National du Cadastre.

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mes Chers Compatriotes,

Pilier de la souveraineté, la Force Publique s’est engagée, dans la méthode,

la discipline et la rigueur, dans le processus de sa modernisation.

Ils s’agit pour nos Forces Armées, notre Police, notre Gendarmerie

d’atteindre, entre autres objectifs, l’amélioration des capacités

opérationnelles ainsi que le renforcement du lien sacré qui doit toujours

exister entre la Force Publique et la Nation.

Dans ce contexte, il importe de noter :

- le projet de loi de programmation militaire va être soumis au

parlement prochainement ;

- l’effort de modernisation des équipements et du matériel militaires se

poursuit.

La justice, gardienne des libertés et de l’Etat de droit, s’emploie, avec ardeur

et responsabilité, à renforcer les capacités de l’offre de ses services dans le

cadre de sa modernisation.

La mise oeuvre progressive de la nouvelle carte judiciaire issue des lois de

2008 dans le dessein légitime de rapprocher la Justice du justiciable, ainsi

que l’amorce de la création et l’implantation subséquentes des

infrastructures judiciaires sur l’ensemble du territoire national, participent

de notre volonté d’édifier l’Etat de droit dans notre pays.

Dans le domaine de la justice probablement plus qu’ailleurs, la probité,

l’éthique, la morale, la rigueur intellectuelle sont à cultiver avec soin, de

façon particulière, tant l’exigence sociale y est plus forte en raison de ce que

la justice, est appelée à protéger et à garantir les droits et libertés des

citoyens, gage d’une République sûre.

C’est pour toute ces raisons que j’ai demandé expressément aux gardes

sceaux, à la lumière des conclusions/ recommandations de la session

inaugurale du Conseil Supérieur de la Magistratures, d’engager une reforme

profonde des statut de l’ensemble des personnels de justice, du Magistrat

au Greffier, de l’Avocat au Notaire, sans omettre l’Huissier de justice.

Mes chers compatriotes,

Reflet de notre politique intérieure fondée sur la paix en vue du

développement, notre diplomatie vitrine et voix du Congo à l’extérieur, a

fait de notre pays l’objet d’une attention soutenue et d’un intérêt constant

de la part des autres Nations du monde comme l’attestent les faits suivants :

- la participation de nombreux hôtes de marque aux festivités du

cinquantenaire de notre indépendance ;

- l’organisation à Brazzaville du sommet des 3 bassins forestiers

tropicaux du monde ;

- l’élection du Congo au Conseil Exécutif du Programme du haut

Commissariat pour les Réfugiés ainsi qu’au Conseil des Droits de

l’Homme de l’ONU pour la période 2011-2014 ;

- la poursuite de nos mandats au Conseil Exécutif de l’UNESCO et au

sein des Conseils d’administration de plusieurs organismes du

système des Nations Unies ;

- la poursuite de l’exercice de notre mandat à la présidence de la

CEMAC, ainsi que notre engagement dans le processus de la

Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs.

Sur ce dernier point, je voulais rappeler qu’il y a quatre mois, Brazzaville

venait d’abriter une réunion ministérielle importante sur les défis auxquels

sont confrontés les Etats de la Région des Grands Lacs.

Je saisis la présente occasion pour saluer la naissance dans cette région de

la République Soudan du Sud.

Par ailleurs, au nom de notre foi inébranlable en la paix, j’ai apporté la

contribution du Congo à la recherche d’une solution durable à la crise

libyenne, en ma qualité de Membre du panel des Chefs d’Etats de l’Union

Africaine.

Au nom de cette même forte conviction, le 15 avril 2011 à Kinshasa, j’ai eu

de fructueux entretiens avec mon homologue de la République

Démocratique du Congo, le Président Joseph Kabila Kabange, au sujet de

nos relations bilatérales.

Enfin, la nécessité d’arrimer notre diplomatie aux exigences du

développement m’a conduit, en juillet dernier, successivement à Singapour

et à l’Île Maurice, partenaires avec lesquels nous nous sommes engagés à

oeuvre pour la diversification de notre économie.

Mes Chers Compatriotes,

Après le Pool, j’ai choisi le département des Plateaux pour abriter les

festivités du cinquante-troisième (53ème) anniversaire de l’Indépendance

Nationale, le 15 août 2013, et l’édition correspondante de la

municipalisation accélérée.

Monsieur le Président du Congrès,

Monsieur le Président du Sénat,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mes Chers Compatriotes,

Ce tour d’horizon vous a certainement permis d’avoir un aperçu sur l’état

de notre nation ; de vous faire une idée sur la santé de notre pays.

Comparativement avec ce qui se passe ailleurs dans le monde : guerres,

terrorisme, famine, atteinte aux droits humains, crises financières et

économiques récurrentes, peuples inquiets face à eux-mêmes et à leur

destin, on peut dire que le Congo est un havre de paix et de sécurité, une

terre de générosité et d’hospitalité, un pays qui, conformément à ses

ambitions, marche sereinement vers la réalisation de son destin.

Nous sommes conscients que le chantier du développement de notre pays

est considérable. Bien que le chemin déjà parcouru soit appréciable, il reste

encore et toujours tant de choses à faire, tant de difficultés à vaincre, tant de

sacrifices à consentir pour parvenir aux portes de la prospérité et du

bonheur, aux portes du salut.

Il ne nous est pas impossible d’atteindre ces grands objectifs, ces nobles

objectifs du bien-être collectif que :

 par l’effort soutenu au travail. Chacun, où qu’il se trouve, dans la

fonction publique, dans l’entreprise privée, doit être en permanence,

pénétré de son devoir afin de l’assumer avec responsabilité et

abnégation ;

 par la lutte acharnée contre les anti-valeurs : toute dérive morale,

toute atteinte à l’éthique doit être considérée par tous comme une

déchéance, une perte de l’honneur et de la dignité ;

 par le maintien en équilibre et dans la stabilité de notre économie et

de nos finances.

Ce n’est que sur la base d’une stabilité consolidée qu’ensemble, dans la paix,

la cohésion et la solidarité, nous porterons, avec succès, le Congo aux cimes

du développement, aux horizons de l’émergence et de l’affirmation de son

indépendance.

Nous le pouvons parce que nous en avons les moyens et la volonté.

Vive la République !

Vive le Congo ! 

NOTE: Un discours volontaire certes, mais c'est le enième. Les précedents qui étaient aussi brillants que celui-ci, particulièrement son discours d'intronisation, n'ont jamais étaient suivis d'effet.

La société civile doit avoir une place prépondérante dans la reconstruction de ce pays. Ce qui n'a jamais été le cas jusqu'à présent.

Avec la réduction de la dette, l'augmentation du prix du baril et de la production du pétrole, le Congo n'a jamais eu autant d'aisance financière que maintenant. Les congolais attendent que cela se confirme dans leurs assiettes.

Pour ce faire des projets riches en terme de créations d'emplois tels que BVAM, Brazza Vitrine Africaine de la Mode, doivent être mis en chantier le plus tôt que possible.

Car jusqu'à preuve du contraire le travail reste la valeur refuge pour une meilleure répartition des richesses.

Puisqu'on parle de statistiques, selon les Nations Unis 70% des congolais vivent avec moins d'un dollar par jour. Il est temps que cela change.

Vigilance et ouverture au dialogue.

Philippe ASSOMPI

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Published by Philippe ASSOMPI - dans BVAM
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